Facebook, avatar avilissant d’une manipulation assidue
On lisait en juin dernier le récit de cette curieuse étude.Durant deux ans on a contrôlé le flux d’actualité de 689 003 utilisateurs, les filtrant en fonction d’émotions, heureuses ou maussades. On sait depuis longtemps que de toute façon les actualités consultées par chaque sujet sont biaisées selon un certain profilage. Or, éthiquement parlant, qu’implique en elle-même la possibilité première de conduire cette étude axée sur les répercussions affectives de l’utilisateur? Jusqu’où resteront connectés les membres de la communauté facebookienne? L’absorption du réel par le virtuel est repoussée dans d’improbables et inquiétantes limites.Binah Thunier, étudiante au baccalauréat en science politique


